Exporter hors Canada et États-Unis : une décision stratégique à préparer – une chronique de STIQ dans le magazine MCI

Face à un contexte commercial mondial en constante mutation, plusieurs PME manufacturières québécoises se posent la question : est-ce le bon moment pour explorer des marchés au-delà du Canada et des États-Unis ? Pour Pierre-Laurent Boudrias, conseiller manufacturier chez STIQ, la réponse est nuancée, mais résolument orientée vers l’action : « Pour celles qui perdent des ventes à cause des mesures protectionnistes ou de la réorganisation des chaînes d’approvisionnement, il est temps de penser autrement. Explorer d’autres marchés peut devenir un puissant levier de croissance, à condition de bien s’y préparer. »

Car exporter, ce n’est pas seulement déplacer un produit. C’est adapter toute une entreprise à une nouvelle réalité d’affaires, juridique, culturelle et opérationnelle. Et selon Pierre-Laurent Boudrias de STIQ, cette démarche ne peut pas être improvisée.

L’exportation, un projet qui se construit

Il n’y a pas de recette unique, rappelle Pierre-Laurent Boudrias. « Changer de pays, c’est changer de règles du jeu. Il faut faire ses devoirs. Ce n’est pas parce que vous avez un produit qui fonctionne ici qu’il comblera un besoin ailleurs. Il faut analyser le marché ciblé dans son ensemble : besoins réels, compétition locale, réglementation, normes techniques, etc. »

Une des erreurs fréquentes ? Sous-estimer les différences culturelles ou réglementaires. « Certaines normes comme CSA ou UL n’ont aucun poids dans d’autres juridictions. Et les lois sur la propriété intellectuelle, le transfert technologique ou même la structure d’entreprise permise peuvent varier grandement. » Le risque est donc réel pour ceux qui tentent l’aventure sans accompagnement : retards, blocages douaniers, erreurs coûteuses.

Penser à tout… surtout à l’interne

Au-delà du marché cible, exporter exige une révision en profondeur de son organisation. Ressources humaines, logistique, service client, communication d’entreprise : tout doit être aligné pour répondre aux exigences du nouveau marché. « Il faut évaluer l’impact sur l’équipe ici, mais aussi sur soi-même comme dirigeant. Exporter, ça implique souvent de passer du temps à l’extérieur, de déléguer des responsabilités, de former ou d’embaucher.  Il faut se poser les bonnes questions avant de décoller. »

Selon Pierre-Laurent Boudrias de STIQ, le succès à l’international repose en grande partie sur la capacité à anticiper. Loin d’être un dernier recours, l’exportation devrait être envisagée comme une démarche structurée, appuyée par des partenaires de confiance, comme un courtier à l’export, un conseiller juridique spécialisé ou un organisme d’accompagnement.

Une occasion concrète de bâtir son réseau

Justement, STIQ offrira une occasion unique de nouer des liens avec des donneurs d’ordres internationaux à l’occasion de sa Journée Donneurs d’ordres – Fournisseurs, qui se tiendra le 28 octobre au Sheraton Laval. Plus qu’un simple événement B2B, cette journée permet aux entreprises d’évaluer de nouvelles avenues d’affaires, dans un cadre structuré, avec des rencontres ciblées et des acteurs clés du commerce international.

« C’est une excellente façon de commencer à explorer un marché ou un secteur, souligne M. Boudrias. Les entreprises participantes ont souvent déjà fait une partie du travail de qualification en amont. C’est le bon moment pour discuter concrètement de potentiel d’affaires, avec les bons interlocuteurs. »

Exporter, oui. Mais pour les bonnes raisons.

Se lancer à l’international ne doit pas être une fuite en avant, insiste Pierre-Laurent Boudrias. « Ce n’est pas une décision de panique. C’est une décision stratégique, structurée et mûrement réfléchie. Ceux qui réussissent sont ceux qui prennent le temps de bien se préparer, de s’entourer, et qui comprennent que l’exportation, c’est un projet de transformation. »

Pour consultez l’article dans le magazine, cliquez ici.

 

Crédit photo : Hudson Thomas

Partagez l'article :