Sixpro: du potentiel au Québec, mais gare à la pénurie de la main-d’œuvre

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Sixpro, une entreprise spécialisée en revêtement de surfaces sur pièces métalliques, dit pouvoir augmenter ses ventes au Québec dans les prochaines années, car la demande est au rendez-vous. Toutefois, la pénurie de main-d’œuvre risque de limiter ses projets de croissance.

« Le potentiel est là. En revanche, il faut le faire avec prudence en raison de la pénurie de main-d’œuvre », affirme Claude Fournier, PDG de l’entreprise de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, une municipalité située au nord-est de Drummondville.

L’entreprise emploie 161 travailleurs. Ses revenus se situent dans une fourchette entre 15 et 20 millions de dollars et proviennent à 99 % du Québec.

Sixpro à des clients dans plusieurs secteurs : le transport et la distribution d’électricité, le transport terrestre et récréatif, ainsi que les équipements médicaux et le mobilier urbain.

Uniquement dans le transport et la distribution d’électricité, le Plan d’action 2035 d’Hydro-Québec — des investissements à 185 milliards de dollars sur dix ans pour augmenter sa puissance installée de 8000 à 9000 mégawatts — représente de nombreuses occasions d’affaires pour la PME.

Toutefois, dans les prochaines années, le nerf de la guerre pour Sixpro sera le développement et le maintien de sa capacité de production, confie Claude Fournier. « On veut augmenter nos ventes en fonction des capacités qu’on a. Bref, on arrime le développement des affaires avec la capacité de production », dit-il.

La dernière chose que souhaite l’entrepreneur — et, du reste, tous les chefs d’entreprise — est d’accepter un gros contrat pour réaliser ensuite qu’un manque de travailleurs peut entraîner des retards et des coûts additionnels. Sans parler d’une atteinte à la réputation.

Un peu de cohérence s.v.p. !

C’est pourquoi le patron de Sixpro souhaite qu’Ottawa revoie sa position sur la présence des travailleurs étrangers temporaires (TET) employés dans les entreprises manufacturières du Québec.

La PME de Notre-Dame-du-Bon-Conseil en emploie quelques-uns, mais elle ne pourra pas tous les garder, déplore Claude Fournier. « Si le gouvernement fédéral ne change pas les règles, si nos employés ne peuvent pas avoir leur résidence permanente, on va les perdre », assure-t-il.

Cette situation vécue par Sixpro et d’autres PME manufacturières du Québec est paradoxale.

Ottawa encourage d’une part les entreprises canadiennes à diversifier leurs marchés et à réduire leur exposition aux États-Unis, en vendant et en achetant notamment davantage au Canada. D’autre part, le fédéral nuit à cette stratégie en limitant la possibilité des PME d’employer le nombre de TET dont elles ont besoin.

Malgré tout, Claude Fournier demeure optimiste. Il se dit « confiant » qu’Ottawa procède bientôt à des changements afin de permettre aux entreprises qui veulent continuer de grandir ou de diversifier leurs marchés au Québec de le faire sans entrave.

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